09-18-2025 ATL vs VAN-098

La Première Ligue canadienne fait l’essai du hors-jeu « à la lumière du jour » en collaboration avec la FIFA

Le Football Video Support et d’autres mesures mises de l’avant en vue de la saison 2026 ont pour but d’optimiser le rythme des matchs et de réduire les pertes de temps

La Première Ligue canadienne offre un cadre de compétition en vue de l’essai officiel en lien avec une version alternative de la règle du hors-jeu — fondée sur le principe de « la lumière du jour » — au cours de la saison 2026 de la Ligue, en collaboration avec la Fédération internationale de football association (FIFA) conformément au mandat de l’International Football Association Board (IFAB).

« Il s’agit de positionner la Première Ligue canadienne à l’avant-garde de l’innovation et de contribuer de façon concrète à l’évolution de notre sport dans le monde, a déclaré James Johnson, chef de la direction de groupe chez Canadian Soccer Media and Entertainment et commissaire de la Première Ligue canadienne. En travaillant étroitement avec la FIFA et l’IFAB, nous sommes fiers de jouer un tel rôle pour façonner l’avenir du football tout en continuant de développer un niveau de compétition qui est à l’image de nos ambitions ici au Canada ».

L’essai se fera en même temps que l’adoption de la technologie du Football Video Support (FVS), ainsi que d’autres mesures visant à optimiser le rythme des matchs et à réduire des pertes de temps.

« Il s’agit d’un important projet pilote, a déclaré Arsène Wenger, directeur du développement du football mondial de la FIFA. En faisant l’essai de cette nouvelle interprétation dans le cadre d’une compétition professionnelle, nous pourrons mieux comprendre ses répercussions, notamment si elle permet de rendre le jeu plus clair et d’en améliorer la fluidité, et si elle favorise le jeu offensif. Nous avons hâte d’analyser les résultats de cette période d’essai. Nous remercions la Première Ligue canadienne et l’Association canadienne de soccer d’avoir manifesté la volonté de soutenir la FIFA dans le cadre de ce projet pilote et d’avoir offert leur compétition pour cet essai ».


Essai d’une version alternative de la règle du hors-jeu

En collaboration avec la FIFA, la Première Ligue canadienne devient la première ligue professionnelle au monde à faire l’essai de cette version alternative de la règle du hors-jeu.

L’essai permettra d’évaluer si, en instaurant un seuil visuel plus clair, on donnera un plus grand avantage à l’attaque et si on améliora la fluidité des matchs.

La version alternative de cette règle, qu’on appelle aussi règle du hors-jeu « à la lumière du  jour », diffère de la définition actuelle du hors-jeu telle qu’on la décrit dans la section 11.1 des Lois du jeu de l'IFAB.

Formulation actuelle dans les Lois du jeu

Un joueur est en position de hors-jeu si :

  • N’importe quelle partie de sa tête, du tronc ou des jambes se trouve dans la moitié du terrain adverse (ligne médiane non comprise); et

  • N’importe quelle partie de la tête, du tronc et des jambes se trouve plus près de la ligne de but adverse que le ballon et l’avant-dernier adversaire.

Version alternative de la loi (utilisée en vue de la saison 2026 de la PLC)

Un joueur est en position de hors-jeu si :

  • La tête du joueur, son tronc et ses jambes se trouvent entièrement dans la moitié du terrain adverse (ligne médiane non comprise); et

  • La tête du joueur, son tronc et ses jambes se trouvent entièrement plus près de la ligne de but adverse que le ballon et l’avant-dernier adversaire.

Les mains et les jambes de tous les joueurs, y compris celles des gardiens de but, ne seront pas considérées pour déterminer si un joueur est hors-jeu.


Football Video Support (FVS)

Dans le cadre de cet essai, la Première Ligue canadienne a aussi mis en œuvre le Football Video Support (FVS) en vue de la saison 2026.

Le FVS ne requiert pas d’officiels affectés particulièrement à la vidéo, ce qui fait que les situations de match clés ne font pas automatiquement l’objet d’une révision. Plutôt, l’entraîneur-chef d’une équipe a la responsabilité de demander une révision. Celui-ci doit le faire en faisant tournoyer son doigt dans les airs et en remettant un carton de demande de révision au quatrième officiel immédiatement après l’incident. L’arbitre sur le terrain se rendra ensuite dans la zone de révision des arbitres en bordure du terrain pour examiner la reprise vidéo.

Les entraîneurs peuvent faire une demande de révision quand ils estiment qu’une erreur claire et évidente a été commise à l'occasion de situations de match clés telles qu’un but signalé ou non signalé, un penalty signalé ou non signalé, un carton rouge direct ou un cas d’erreur sur la personne.

Chacune des équipes a droit à deux demandes de révision pendant un match, ainsi qu’à une demande de révision supplémentaire s’il faut jouer des prolongations. Si la décision de l’arbitre est infirmée à la suite d’une révision demandée par l’entraîneur-chef, l’équipe conservera son droit de demander une révision et le carton sera redonné à l’entraîneur-chef. Si la décision initiale est maintenue, l’équipe aura un droit de demande de révision en moins.

Par ailleurs, chaque but marqué fera l’objet d’une révision par le quatrième officiel pour s’assurer qu’aucune faute claire et évidente n’a été commise par l’équipe attaquante en lien direct avec l'action qui a mené au but. Le quatrième officiel révisera aussi tout but qui est refusé par l’arbitre en chef afin de s’assurer que la décision qui a été prise est la bonne. Si un entraîneur n’est pas d’accord avec le verdict du quatrième officiel, il peut quand même demander une révision et ensuite, l’arbitre en chef viendra regarder la reprise.

Cette nouvelle technologie a été utilisée dans plusieurs tournois de la FIFA, notamment la Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA 2024 et la Coupe du Monde U-17 de la FIFA 2025, ainsi que cette saison en Liga F – le plus haut niveau du football féminin en Espagne.


Règles pour améliorer la fluidité des matchs

En février, l’International Football Association Board (IFAB) a établi une nouvelle série de règles conçues pour améliorer la fluidité des matchs et le comportement des joueurs.

Voici les trois principales façons dont ces règles ont été appliquées dans la Première Ligue canadienne cette saison :

Remises en touche et coups de pied de but

Si l’arbitre juge que l’exécution d’une remise en touche ou d'un coup de pied de but est délibérément retardée, celui-ci amorcera un compte à rebours visuel de cinq secondes. Si le ballon n’est pas en jeu à la fin du compte à rebours, la remise en touche sera attribuée à l’équipe adverse; un coup de pied de but retardé entraînera un coup de pied de coin attribué à l’équipe adverse.

Substitutions

Les joueurs qui se font remplacer doivent quitter le terrain dans un délai de 10 secondes après l’affichage du panneau de substitution. Si le joueur ne quitte pas le terrain dans ce délai, le substitut pourra seulement faire son entrée sur le terrain au moment du premier arrêt du jeu après qu’une minute de jeu (en temps de chronomètre continu) se soit écoulée une fois que le jeu aura repris.

Traitements et évaluation en touche

Quand un joueur fait l’objet d’une évaluation sur le terrain en raison d’une blessure, ou si sa blessure provoque l’arrêt du jeu, le joueur devra quitter le terrain et devra rester en touche pour une période d’une minute une fois que le jeu (temps de chronomètre continu) aura repris.